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En 1967, à la suite de la Guerre des Six Jours, l'Etat Major israélien déclara la Cisjordanie et la Bande de Gaza zone militaire fermée. Puis dès 1972, des autorisations générales de sortie furent délivrées aux habitants des Territoires Occupés. Ces autorisations permettaient aux palestiniens d'entrer en Israël, d'aller à Jérusalem Est et de passer de Cisjordanie à Gaza ou vice-versa.
En juin 1989, Israël restreint pour la première fois les autorisations. Dans la Bande de Gaza, Israël imposa un système de carte magnétique. Seuls les détenteurs d'une telle carte furent autorisés à sortir de Gaza. Les autorités israéliennes refusèrent de délivrer des cartes magnétiques à toute personne ayant purgé une peine de prison, ayant été détenue pour des raisons administratives et même aux personnes ayant été maintenues en prison préventive sans que plus tard des charges aient été retenues contre elles.
Deux ans plus tard, en janvier 1991, lors de la Guerre du Golfe, les autorités israéliennes révoquèrent les autorisations générales de sortie. Dès lors tout palestinien habitant des Territoires Occupés, voulant se rendre en Israël dut demander une autorisation personnelle de sortie. De prime à bord, les effets de l'annulation des autorisations générales sur la population passèrent inaperçus. En effet Israël délivra une grande quantité de permis valables pour de longues périodes. A l'exception des jours fériés juifs pendant lesquels Israël imposait un bouclage total des Territoires, la plupart des palestiniens purent continuer à se déplacer "librement". Cependant, la politique israélienne en matière de permis devint de plus en plus stricte et le nombre de palestinien entrant en Israël n'a cessé de diminuer depuis 1991.
Cette nouvelle orientation de la politique israélienne poursuivait plusieurs buts. Suite à l'Intifada et à la chute du Mur de Berlin, il fallait d'une part limiter les risques que pouvait présenter un fort contingent de travailleurs palestiniens, ces travailleurs étant remplacés par des immigrés des pays de l'Est. Mais les restrictions imposées aux palestiniens avaient aussi pour but de séparer les Territoires Occupés en 3 zones distinctes (Bande de Gaza, Cisjordanie, Jérusalem Est). Désormais, les palestiniens eurent besoin de permis pour se déplacer à l'intérieur même de leur propre territoire ! En effet s'il est évident à la lecture d'une carte que pour passer de Cisjordanie à Gaza, il faut traverser le territoire israélien, il faut aussi savoir que la seule route digne de ce nom qui relie le Nord et le Sud de la Cisjordanie passe à travers Jérusalem
dont l'accès est interdit aux palestiniens.
En fait la révocation des autorisations générales de sortie marque le début de l'utilisation par Israël d'une politique de "bouclage ". cette politique utilisée à des fins préventives (fêtes juives), mais également et surtout comme punition collective, comme mesure d'abrutissement de la population palestinienne.
Les Accords d'Oslo n'ont rien changé à la politique de bouclage. Au contraire, l'évacuation par l'armée israélienne des zones urbaines lui permet d'effectuer des bouclages plus stricts et plus sévères, notamment autour des villes.
La politique de bouclage des Territoires Occupés est de plus totalement discriminatoire puisqu'elle ne s'applique qu'aux populations palestiniennes, à ceux-là même qui vivent sur leur propre terre, alors que les colons et les citoyens israéliens eux bénéficient de la liberté de mouvement et peuvent donc aller et venir en toute quiétude.
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