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Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 9 – Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Toute personne a le droit de circuler et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 13 – Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Bouclages et restrictions ... en pratique !

Cela n'empêche pas Israël de restreindre considérablement la liberté de mouvement des habitants palestiniens des Territoires Occupés, les colons eux, se déplacent à leur guise. Ces restrictions et plus particulièrement les bouclages affectent chaque aspect de la vie des palestiniens. Elles sont la cause de pertes de revenus, elles mettent en danger la vie des personnes ayant besoin de soins, elles entravent une vie sociale et familiale que nous qualifierions de "normale".

Chaque palestinien désirant quitter les Territoires Occupés doit faire une demande de permis, que ce soit pour entrer en Israël, pour passer à travers (pour aller de Cisjordanie à Gaza, par exemple) ou pour se rendre à l'étranger. Les autorités israéliennes ont mis en place un système administratif strict pour gérer les demandes de sortie. L'acceptation ou le rejet d'une demande est basée sur des critères flous, le plus souvent arbitraires, des critères inconnus des palestiniens. Ces demandes sont transmises au GSS (General Security Service) pour être examinées. Très souvent le GSS rejette la demande et ce sans la moindre explication. Les raisons d'un refus sont secrètes (…). En fait les demandes sont très souvent rejetées sans même avoir été examinées. Il arrive régulièrement qu'une demande soit approuvées lors d'une deuxième ou d'une troisième tentative. Ce processus, en contradiction avec les règles élémentaires d'un système administratif juste, viole systématiquement les doits de centaines de milliers de personnes qui ont besoin de ces permis.

Le transfert de pouvoir vers l'Autorité Palestinienne suite aux Accords d'Oslo n'a guère changé cette situation dans la mesure où c'est Israël seul qui décide qui peut obtenir un permis. Concrètement pour les palestiniens, les Accords d'Oslo n'ont fait que rajouter un niveau de bureaucratie. En effet, les palestiniens ayant besoin d'un permis doivent désormais en faire la demande auprès de l'Autorité Palestinienne, cette dernière va la faire suivre auprès des autorités israéliennes puis, plus tard la décision (acceptation ou rejet) suivra le chemin inverse…

Les restrictions de mouvement ne peuvent en aucun cas être considérées comme des mesures de sécurité dans la mesure où elles s'appliquent à l'ensemble de la population palestinienne. Il s'agit en réalité de mesures discriminatoires ou de punitions collectives, lesquelles faut-il le rappeler sont interdites par le Droit International.

La liberté de mouvement est un droit fondamental, mentionné dans les articles 9 et 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ainsi que dans l'article12 de la Convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques.