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Depuis plus de trente que dure l'occupation militaire, Israël a utilisé une politique de planification et de développement ayant pour but de restreindre considérablement les possibilités de construction et d'extensions des communautés palestiniennes. Dans le même temps, d'importantes étendues de terre ont été allouées à l'établissement ou l'élargissement des colonies juives de peuplement. Par sa politique extrêmement restrictive, Israël a créé une situation dans laquelle des milliers de palestiniens ne peuvent obtenir de permis de bâtir sur leur propres terrains sur leur propre terre. Ils sont donc amenés à construire sans permis puisqu'il n'ont pas d'autres moyens de procurer un toit à leur familles. Ils prennent ainsi le risque de voir le fruit de leur labeur détruit par l'autorité d'occupation.
Israël a gelé la planification des villes et des villages palestiniens. Le système de planification actuel date de l'époque du mandat britannique (1942) et sert de base légale à l'approbation ou comme c'est le plus souvent le cas, au rejet des demandes de permis. Ce système de planification a été abandonné en Israël même. Il faut également remarqué qu'ils ne s'appliquent pas aux colonies alors qu'elles se trouvent sur le même territoire que les communautés palestiniennes. Le registre foncier n'est plus tenu à jour depuis plus de trente ans. Cela justifie les refus de permis de construire sous le prétexte que l'on ne peut prouver la possession du terrain. Un palestinien désirant obtenir un permis de construire sur un terrain situé en Zone C (zones couvrant 70% des Territoires Occupés et restées sous contrôle total israélien) doit affronter une procédure longue, compliquée et onéreuse (plus de 2'500 $). Cela sans la moindre garantie d'une issue favorable, bien au contraire. A l'heure actuelle, il est quasiment impossible pour un palestinien d'obtenir un permis d construire.
Devant une telle situation, ils sont nombreux à avoir pris le risque de construire leur maison sur leur terrain sans pour autant avoir une autorisation. C'est le plus souvent, le seul moyen qui restent aux palestiniens pour avoir un logement.
Plutôt que de simplifier la procédure d'obtention d'un permis, Israël a opté pour une politique de destruction massive d'immeubles palestiniens. Durant les dix dernières années, les autorités israéliennes ont fait démolir plus de 2'200 maisons laissant plus de 13'000 palestiniens sans abris (Ces chiffres ne prennent pas en compte les nombreux immeubles détruits depuis le début de la deuxième Intifada).
Dans le même temps au moins 150 colonies abritant plus de 1700'000 citoyens juifs israéliens ont été établies. Ces colonies bénéficient d'un système efficace de planification et de contrôle des constructions. Malgré cela, des milliers de bâtiments furent construits sans permis. Dans ces cas et à une exception près, les autorités israéliennes, plutôt que de démolir les maisons ont émis des autorisations de construire de manière rétro-active.
Cette politique discriminatoire en matière de permis de construire et application de règlements administratifs constitue une très grave injustice à l'égard des palestiniens.
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