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Après qu'Israël eut gagné la guerre de 1948, le Conseil de Sécurité de l'ONU adopta la résolution 194 qui stipule que les réfugiés palestiniens devraient être autorisés à retourner chez eux ou recevoir une juste compensation. Israël a explicitement accepté cette résolution comme condition à son entrée comme membre de l'Organisation des Nations Unies. En 1949, les Etats-Unis ont persuadé Ben- Gourion d'accepter une proposition d'autoriser le retour de 100'000 réfugiés palestiniens en échange d'un traité de paix avec les pays arabes et l'établissement de tous les autres réfugiés dans leurs pays d'accueil respectif. Les Etats Arabes rejetèrent l'offre, Israël en fit autant un peu plus tard.
L'UNRWA a fourni de la nourriture, des abris, des écoles et des centres de soins aux réfugiés vivant dans les camps. En maintenant ces réfugiés ensemble, l'UNRWA a aidé les palestiniens à conserver leur identité et à maintenir l'espoir que justice leur soit rendue en jour.
Au cours des dernières années, les seuls contacts Israélo-palestinien sur la question des réfugiés ont eu lieu lorsqu'un groupe de travail sur les réfugiés fut créé, parmi d'autres groupes, lors de la conférence de paix de Madrid en 1991. Les Etats-Unis, l'Union Européenne, le Canada, l'Egypte et la Jordanie ont aussi pris part à ces groupes. Les groupe de travail sur les réfugiés était présidé par le Canada et a concentré ses efforts sur des aspects techniques et non-politique de la question, réservant les problèmes essentiels pour les négociations finales.
Les accords d'Oslo et la création de l'Autorité Palestinienne ont créé une confusion générale sur la signification du Droit au retour tant au sein des peuple palestinien qu'internationalement. Il est important de clarifier les points suivant :
Les négociations et les accords politiques entre Israël et l'Autorité Palestinienne ne peuvent pas remettre en cause le droit et les résolutions de l'ONU. Les accords d'Oslo indiquent que la question des réfugiés sera traitée dans le cadre des négociations finales. L'Autorité Palestinienne continue à demander la restitution totale des biens ainsi que le retour des réfugiés palestiniens. En vertu des standards internationaux, des accords ou des résolutions de l'ONU ne peuvent être remplacés que par des accords politiques qui garantissent des droits identiques voir supérieur à ceux auxquels ils se substituent.
La résolution 194 ne peut être rendue obsolète par une déclaration d'indépendance de l'Autorité Palestinienne sur quelque portion de territoire que ce soit. La résolution 194 définit le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur foyer. Ceux-ci se trouvent maintenant sur le territoire de l'Etat d'Israël.
Même si la résolution 194 de l'ONU peut être théoriquement abrogée par l'Assemblée Générale de l'ONU, le droit au retour est solidement définie dans un grand nombre de lois internationales et demeurera un droit légitime jusqu'à ce que les réfugiés palestiniens eux-mêmes y renoncent.
Qautre générations de réfugiés palestiniens - soit en tout 3.6 millions de personnes - continuent d'attendre que leur statut de réfugiés soit réglé. La plupart des palestiniens ont accepté le droit pour Israël d'exister et donc une solution pacifique avec deux états indépendants. Bien que les sondages indiquent que les réfugiés préféreraient retourner dans leur foyer plutôt que de recevoir une compensation, il est clair que une des conditions pour l'établissement d'une paix durable dans la région passe par un règlement équitable de la question des réfugiés.
Sources :
Badil
Center for Policy Analysis on Palestine
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