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On comptait en 1998 environ 3.6 millions de Palestiniens inscrits auprès de l'UNRWA, soit à peu près la moitié de la population totale palestinienne, estimée à quelque 7 millions de personnes.
Les camps de réfugiés de Cisjordanie et de Gaza, très densément peuplés et pauvres, sont devenus des villes et des villages. La plupart des habitants des camps dépendent des économies israéliennes ou palestiniennes. Tous sont apatrides, ils n'ont donc aucune citoyenneté ! La Jordanie a intégré ses réfugiés de 1948 dans son économie et leur a accordé la nationalité jordanienne. De plus, elle accueille plusieurs centaines de milliers de "personnes déplacées" qui furent soit expulsées de Palestine pendant a guerre de 1967 ou qui se trouvaient en dehors de la Palestine et qui ne purent rentrer chez eux ou encore qui perdirent leur droit de résidence pour d'autres raisons.
La Jordanie aimerait que ces gens retournent en Cisjordanie. Quand le traité de paix avec Israël fut signé en 1994, le gouvernement jordanien insista pour que soit formé une commission quadripartite dans laquelle la Jordanie, Israël, l'Egypte et les Palestiniens discuteraient du statuts des personnes déplacées.
Les Palestiniens se trouvant en Syrie sont toujours apatrides. Ils bénéficient toutefois des même conditions que les citoyens syriens et ont été intégrés dans l'économie syrienne. Le cas le plus pénible est celui des réfugiés palestiniens vivant dans des camps au Liban. Tous les gouvernements libanais depuis 1948 ont refusé d'accorder la citoyenneté aux réfugiés, de les intégrer dans l'économie locale ou de faciliter la vie matériellement parlant. Cela est dû à la crainte des Libanais de voir les réfugiés palestiniens s'installer de manière définitive, la plupart d'entre eux étant des musulmans sunnites, cela risquerait d'anéantir le fragile équilibre religieux local sur lequel est basé la Constitution libanaise. Le Liban insiste sur le fait que tous les réfugiés se trouvant sur son territoire devront retourner dans le futur Etat palestinien ou partir ailleurs.
L'approche des gouvernements des pays arabes du problème des réfugiés palestiniens est dominée par des considérations de sécurité intérieure, résultat de leur nature non-démocratique. De plus, les leaders arabes ont souvent utilisé la cause palestinienne pour atteindre leurs objectifs politiques propres.
Les réfugiés palestiniens sont les victimes de cette approche, leur vie ainsi que leur droits élémentaires étant complètement dépendants de circonstances et d'événements sur lesquels ils n'ont aucune influence.
Sources :
Center for Policy Analysis on Palestine
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